Nos sources — d'où vient chaque vérification

Un label qui ne dit pas d'où viennent ses informations demande qu'on le croie sur parole. Nous préférons vous donner nos sources, une par une, avec ce que chacune prouve — et surtout ce qu'elle ne prouve pas.

Toutes sont publiques et gratuites : vous pouvez refaire nos contrôles vous-même, sans nous. Notre travail n'est pas de détenir une information secrète, c'est de croiser ces sources régulièrement, de les dater, et de retirer un label dès qu'une preuve tombe.

Questions fréquentes sur nos vérifications

Un registre public que nous devrions lire, dans votre pays ou votre métier ? Dites-le nous : une source vérifiable de plus, c'est une certification de plus qui repose sur une preuve plutôt que sur une déclaration.

🇫🇷 France

En France, l'État publie tout ce qu'il faut pour savoir si une entreprise de déménagement existe, si elle va bien, et si elle a le droit d'exercer. Encore faut-il aller le chercher aux trois endroits, et le refaire régulièrement.

Répertoire SIRENE (via recherche-entreprises.api.gouv.fr)

INSEE et Registre National des Entreprises — données ouvertes de l'État

Ce que cette source prouve : Que l'entreprise existe vraiment, sous quelle raison sociale, depuis quelle date, où se trouve son siège, et si elle est toujours en activité ou déjà cessée.

Ce qu'elle ne prouve pas : Qu'elle déménage réellement des gens, ni qu'elle est assurée pour le faire.

Ce que nous en faisons : Contrôle du SIRET à la demande d'adhésion, puis à chaque re-contrôle du dossier. Un SIRET cessé fait tomber la certification.

BODACC — Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales

Direction de l'information légale et administrative (DILA)

Ce que cette source prouve : Qu'une procédure collective a été publiée : sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire.

Ce qu'elle ne prouve pas : Qu'une entreprise va bien : une difficulté non encore publiée n'y figure pas, et le silence du BODACC n'est pas un bilan.

Ce que nous en faisons : Lecture des annonces du SIREN à chaque vérification. Une procédure bloquante interdit la certification, sans discussion.

Registre national des transporteurs routiers de marchandises et registre des commissionnaires de transport

Ministère de la Transition écologique — Licence Ouverte 2.0

Ce que cette source prouve : Le droit d'exercer : l'entreprise est inscrite au registre d'État, avec un numéro de licence et une date de fin de validité.

Ce qu'elle ne prouve pas : La qualité de la prestation : être autorisé à exercer n'est pas savoir emballer une vaisselle.

Ce que nous en faisons : 57 515 inscriptions relevées chez nous (47 756 licences de transport de marchandises et 9 759 commissionnaires), rafraîchies deux fois par semaine — les listes nationales paraissant les lundis et jeudis, nous relevons les mardis et vendredis. C'est cette source qui a remplacé le code d'activité : le code NAF est déclaratif, il ne prouve rien ; le registre, si.

Attestation d'assurance responsabilité civile professionnelle

L'assureur du déménageur — document fourni par l'entreprise

Ce que cette source prouve : Qu'une garantie existait à la date écrite sur l'attestation, pour le montant qui y figure.

Ce qu'elle ne prouve pas : Qu'elle existe encore aujourd'hui : une attestation ne se met pas à jour toute seule.

Ce que nous en faisons : Aucun registre public des assurances RC pro n'existe en France — nous avons cherché. Nous enregistrons donc la date d'échéance, et la mention d'assurance tombe d'elle-même le jour où elle expire, sans intervention humaine.

🇪🇺 Union européenne

Hors de France, il n'existe pas d'équivalent du SIRENE ouvert aux robots. Un seul service parle pour les 27 pays : le contrôle des numéros de TVA de la Commission européenne.

VIES — contrôle des numéros de TVA intracommunautaires

Commission européenne

Ce que cette source prouve : Qu'un numéro de TVA est actif aujourd'hui, et sous quel nom et quelle adresse il est déclaré, dans les 27 États membres.

Ce qu'elle ne prouve pas : Le métier exercé, ni l'assurance, ni la moindre qualité de service. Certains pays, comme l'Espagne, ne publient que la validité du numéro sans le nom : nous le disons plutôt que de combler le trou.

Ce que nous en faisons : C'est le socle de notre annuaire européen : une entreprise étrangère n'y entre que si son numéro de TVA est confirmé au VIES. Notre propre éditeur y est vérifiable de la même façon.

🇧🇪 Belgique

La Belgique est le seul pays voisin à publier son registre d'entreprises en masse et gratuitement. C'est pour cette raison qu'elle est le premier pays étranger réellement couvert.

BCE / KBO — Banque-Carrefour des Entreprises

SPF Économie — données ouvertes

Ce que cette source prouve : L'existence, la forme juridique, l'activité déclarée et le numéro d'entreprise de 1 238 172 entreprises belges actives, reprises dans notre référentiel.

Ce qu'elle ne prouve pas : Le droit d'exercer le transport : la Belgique ne publie pas ses licences comme la France.

Ce que nous en faisons : Le numéro d'entreprise belge sert d'identifiant national, au même titre que le SIREN français — un déménageur belge est identifié par son numéro, jamais par la ressemblance de son nom.

🇵🇹 Portugal

Le Portugal n'ouvre aucun registre d'entreprises à la recherche par nom. Nous avons donc cherché ailleurs — et nous disons clairement ce que nous avons trouvé, et ce que nous n'avons pas encore pu utiliser.

Portal BASE — entités des marchés publics (IMPIC)

IMPIC — données ouvertes du Portugal (domaine public)

Ce que cette source prouve : Le NIPC et la raison sociale exacte de 112 852 entreprises portugaises, ce qui permet de retrouver une entreprise portugaise à partir de son nom.

Ce qu'elle ne prouve pas : L'existence de toutes les entreprises du pays : ce sont les entités qui ont eu affaire à la commande publique, pas le registre commercial. Une entreprise absente n'est pas une entreprise inexistante.

Ce que nous en faisons : Versé dans notre référentiel d'identités, à côté de la France et de la Belgique. L'identité officielle d'un NIF, elle, reste confirmée au VIES.

Registre des transporteurs de l'IMT

Instituto da Mobilidade e dos Transportes (Portugal)

Repérée, pas encore branchée sur la certification.

Ce que cette source prouve : Le droit d'exercer le transport au Portugal — environ 7 900 licenciés, avec la portée nationale ou internationale de la licence.

Ce qu'elle ne prouve pas : Rien pour l'instant chez nous : les listes sont publiées en PDF, sans NIF.

Ce que nous en faisons : Repéré et lu, pas encore branché. Le blocage n'est pas le format du fichier, c'est l'absence d'identifiant : sans NIF, il faudrait rapprocher les entreprises par leur nom, et un rapprochement par ressemblance finit toujours par certifier la mauvaise société.

🏠 Nos propres données

Tout ne vient pas de l'extérieur. Trois choses n'existent que chez nous — et elles obéissent aux mêmes règles de preuve.

Nos refus motivés

Déménageurs Certifiés

Ce que cette source prouve : Qu'une entreprise a été écartée de notre réseau par une décision documentée, datée et rattachée à son numéro d'entreprise.

Ce qu'elle ne prouve pas : Une faute au sens judiciaire : c'est une décision de club, motivée, jamais un jugement.

Ce que nous en faisons : Aucune liste de refus n'est publiée — publier une liste noire, c'est diffamer. La réponse à une demande de vérification est neutre et confidentielle, et l'entreprise concernée peut faire appel.

Les avis de clients réels

Déménageurs Certifiés

Ce que cette source prouve : L'expérience d'un client dont le dossier a réellement été confié au déménageur : l'invitation à déposer un avis part d'un dossier, pas d'un formulaire ouvert.

Ce qu'elle ne prouve pas : Une note globale du marché : nous n'affichons la note d'une entreprise que lorsqu'elle en a vraiment une.

Ce que nous en faisons : Nous avons retiré une note globale de 4,8 sur 5 pour 150 avis qui s'affichait sur tout le site : elle venait d'une entreprise qui n'existe plus. Une note reprise d'une autre société est fausse même si les avis étaient vrais.

Les attestations que nous conservons

Déménageurs Certifiés

Ce que cette source prouve : Ce qu'un déménageur nous a remis, à la date où il l'a remis.

Ce qu'elle ne prouve pas : Que le document est encore valable aujourd'hui — c'est la date qui le dit, pas nous.

Ce que nous en faisons : Les documents sont stockés hors de la partie publique du site et servis par un lien à jeton, jamais indexables.

Questions frequentes sur nos verifications

Le code NAF suffit-il à prouver qu'une entreprise a le droit de déménager ?

Non. Le code NAF est déclaratif : l'entreprise choisit celui qui décrit son activité, personne ne le contrôle. Ce qui prouve le droit d'exercer, c'est l'inscription au registre national des transporteurs, avec un numéro de licence et une date de fin de validité.

Comment vérifier soi-même un déménageur, sans passer par vous ?

Demandez son SIRET, contrôlez-le au répertoire SIRENE, cherchez son SIREN au BODACC, puis vérifiez son inscription au registre national des transporteurs. Pour une entreprise étrangère, demandez son numéro de TVA et contrôlez-le au VIES. Toutes ces sources sont publiques et gratuites : nous ne faisons que les croiser, régulièrement, à votre place.

Quelle différence entre un déménageur vérifié et un déménageur certifié ?

Vérifié est un constat d'état civil au registre : l'entreprise existe, elle est active, elle a le droit d'exercer. Certifié est un engagement pris envers le client en plus des vérifications : la charte qualité, l'assurance à jour, et le retrait du label en cas de manquement.

Que se passe-t-il quand une source publique est en panne ?

Nous le disons au lieu de deviner. Une vérification qui n'a pas pu être faite reste indéterminée : elle n'est jamais transformée en réponse favorable ni défavorable. Un repli silencieux rendrait la panne invisible, et c'est le client qui paierait l'erreur.